francois

(avec l'aimable participation de la Fée Jasmine)

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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 19:06

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Lundi 24
En voiture pour Oujda. J'étais patraque hier soir et je suis aphone ce matin. Nous quittons la ville. C'est le marché aux bestiaux, Arabes en foule. Il fait du vent et pas de soleil, on est bien. Le paysage n'est pas joli. Il est pauvre, désolé. Où sont les belles roches rouges de Tlemcen? Sur un parcours de 85 km, nous traversons juste de petits pays, Turenne et Lalla Maghnia, douane française. Pas ou peu de cultures, mais des nomades et des troupeaux de chèvres. Une sorte de muraille blanche nous annonce la frontière marocaine. C'est Oujda où nous arrivons pour déjeuner. Le car est parti en excursion. je suis restée ce tantôt, j'écris des cartes postales à tout le monde… Je regrette de ne pas être sortie, car j'aurais vu l'oasis de Sidi Yahia. C'était très intéressant, me dit Louis. Des femmes (il me semble les voir), vêtues sommairement, lavaient. On voit des tortues dans la rivière. Nous faisons tous les deux un tour dans la ville indigène. C'est très, très curieux. Les garçons ici ont la tête complètement oujda marchérasée avec, au sommet, une touffe de cheveux. Les marchands sont groupés dans un même quartier. C'est le tailleur qui coud, assis par terre. C'est un autre qui dévide son fil et le roule en cordon, aidé d'un gamin, pour coudre les djellabas. Là, c'est le marchand de charbon de bois, ici le cordonnier, puis le menuisier, etc… Ces gens circulent, vont et viennent, indifférents pour l'Européen qui passe ! Dans une enceinte, le marché aux animaux : ânes étiques, chameaux minables. Celui aux céréales : de la luzerne est disposée en tas, du seigle vert lié par toutes petites bottes. Ils n'en donnent sûrement pas beaucoup à la fois à leurs animaux, les indigènes. Beaucoup de soldats ici. L'ensemble fait plus européen qu'à Tlemcen par exemple. Nous rentrons pour le dîner. Départ à sept heures demain matin.
Mardi 25
Comme il fait très beau, nous ne partons qu'à huit heures et je n'en suis pas fâchée. C'en est fini maintenant de l'Algérie fertile et féconde. Le paysage est sauvage et désolé. Le sol rocailleux laisse croître une herbe rare et maigre. Très peu de cultures, du blé pas très beau. Du palmier nain dans des terres incultes, du fenouil dont les Arabes sont très friands. Le ciel est bleu, d'un bleu clair inconnu chez nous. Le soleil est intense et éclaire à notre gauche les montagnes qui paraissent bleues. Sur tout le parcours, nous les avons à droite et à gauche, ces montagnes. des nomades avec leurs troupeaux de moutons campent dans ce désert. Et ces hommes vêtus de blanc gardant leurs bêtes ont un charme étrange fait de grandeur et de simplicité. Comme ils sont loin de nous! Nous passons à El Aïoun, arrêt, douane française et, toujours par le même paysage désolé, nous arrivons à Guercif (redouane) pour déjeuner. C'est le marché et la place est animée. Il est une heure et demie, et heureusement que nous avons fait un casse-croûte en route. Nous nous sommes arrêtés à Taourirt et nous avons mangé un sandwich au bord du chemin. Rien de particulier, ce tout petit pays. Les terres sont cultivées à son abord naturellement. Nous déjeunons rapidement et pensons voir le marché aux animaux mais il est fini. C'est dommage. C'est si curieux de voir tous ces gens. Ils ne s'occupent guère des étrangers et passent près d'eux et les frôlent, impassibles et indifférents sans doute. Nous repartons : 60 km environ nous séparent de Taza. Il nous faut suivre la piste, car il n'y a pas de route encore. Nous passons des oueds, ils sont à sec. Il n'y a pas de pont. Ce sont de gros tuyaux recouverts de pierre et cimentés qui traversent la route. Quand l'oued déborde, l'eau a ainsi son passage libre, n'emportant pas le pont comme nous l'avons vu quelques kilomètres plus loin. Dans les terrains un peu marécageux nous voyons entrée villedes bandes de cigognes. Elles sont une dizaine à la fois à peu près. Au loin, des nomades et des troupeaux de chameaux. Des bandes de charognards comme nous en avons vu près de Taourirt ce matin, sont au bord du chemin. Occupés à dévorer un animal, ils ne se dérangent même pas quand le car passe. Ils sont jolis, ces oiseaux.
Le terrain est très sablonneux, maintenant. À notre gauche, sur le Moyen Atlas, nous voyons de la neige. À notre droite, ce sont les montagnes du Rif. De l'autre côté de la montagne, c'est le Maroc espagnol. Beaucoup de petites fleurs jaunes, bleues, oranges, font comme un tapis. C'est gai et cela change de ces terres désolées. Nous passons la Moulouya, l'oued le plus grand, 450 km de long, et nous voici à Taza, bien abrutis de notre étape de 225 km.

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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 00:00

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dinde2Trop occupée par le concours et les élections présidentielles, je reconnais humblement avoir négligé depuis quelques mois de vous donner des nouvelles de la Sorcière de Cancale, mais elle n'avait pas quitté mon paillasson, loin de là. Il va falloir encore une fois que j'essaie de rassembler mes souvenirs pour vous faire retrouver le fil de ses aventures, avant de vous révéler le fracassant épilogue de la semaine dernière.

Donc, et en vrac, voici ce dont elle m'avait entretenue lors de ses dernières visites. Après m'avoir décrit dans les moindres détails les souffrances que lui avait causées sa bartholinite (j'ignorais l'existence de cette pathologie mais je vous conseille d'aller vous informer, ça vaut le détour), elle m'a raconté comment elle avait assommé un boxeur aux urgences de l'hôpital, pourri le réveillon de Noël en offrant à chacun des membres de sa famille une enveloppe contenant la liste des griefs qu'elle leur reprochait, découvert que sa belle-mère (la seconde épouse de son père) couchait avec Bernard son ami d'enfance, averti l'épouse de Bernard et enfin menacé la couguar d'apprendre son infortune à l'auteur de ses jours. Je vous ferai grâce de ses démêlés avec sa demi-soeur Bernadette et j'ai malheureusement oublié la plupart des croustillantes anecdotes franc-maçonnes qui me font imaginer que, depuis qu'elle a intégré la loge féminine de Bling-Bling City, rien ne doit plus y être comme avant...

Venons-en maintenant aux choses sérieuses. Personne n'a oublié, je l'espère, à quel point notre sorcière était harcelée par la présidente du conseil syndical des copropriétaires. Depuis quelques semaines, celle-ci déversait d'ailleurs dans nos boîtes aux lettres des courriers plus alarmistes les uns que les autres décrivant en détail, camemberts et graphiques à l'appui (y compris une prévision de budget jusqu'en 2025), l'inutilité d'entretenir une espèce de parasite incompétente et sourde à ses directives, affirmant même que ce luxe superflu menait la copropriété tout droit à la ruine. Son licenciement était par conséquent à l'ordre de jour de l'imminente assemblée générale.

Mais l'effet pervers de sa stratégie n'a pas tardé à se produire. Tout d'abord, la Sorcière de Cancale est allée au commissariat de police déposer une main courante pour harcèlement. Elle s'est ensuite rendue chez le médecin du travail qui a confirmé par écrit que son état de santé était dû à un conflit d'ordre professionnel. Elle a enfin déposé auprès de son syndicat l'énorme dossier où elle conservait depuis des lustres tous les documents écrits (mails et courriers) dans lesquels la présidente la traînait dans la boue. Certains copropriétaires exaspérés par tant d'acharnement s'étant décidés à réagir, une conjuration s'est constituée. Pour avoir moi-même accueilli quelques ennemis de la présidente lors d'un briefing destiné à accorder nos violons avant l'assemblée générale, je peux vous garantir que l'ambiance était survoltée et le mot d'ordre unanime : "Fuck la Dinde !".

Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps : la fameuse assemblée générale fut épique, mais ça en valait la peine ! À un cheveu près et à tel point qu'il a fallu recompter les votes, nous avons réussi à éjecter la présidente, à annuler le licenciement de la Sorcière de Cancale et à nous faire de solides ennemis parmi les survivants du conseil syndical. Comme le scrutin a eu lieu à main levée et que la voiture de la présidente est voisine de la mienne dans le parking, je m'attends à me retrouver avec un pneu crevé d'un moment à l'autre.

Dégommer Sarkozy et la Dinde dans la même semaine, fallait le faire ! C'est fait.

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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 08:44

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À l'exception de quelques reprises ici ou là, l'information est injustement passée inaperçue. Selon Le Canard Enchaîné du 11 avril dernier, François Fillon aurait assuré ses arrières pour la suite de sa carrière politique. Outre sa candidature aux législatives dans le VIIe arrondissement de Paris qui doit lui permettre de briguer la mairie en 2014, Fillon souhaiterait également devenir avocat, "... histoire d'améliorer l'ordinaire et de faire face à des frais nouveaux. Il vient par exemple, de louer très cher un appartement dans ledit arrondissement", précise l'hebdomadaire.
fillonProblème : François Fillon n'a pas le certificat d'aptitude à la profession d'avocat. Quand ils ont appris les nouvelles ambitions de Fillon, ses amis ont mieux compris pourquoi l'alors encore premier ministre avait veillé avec un soin méticuleux sur un décret tout récent (publié le 4 avril dernier au J.O.) qui va permettre aux anciens ministres et parlementaires de devenir avocats sans formation spécifique. C'est la raison pour laquelle Matignon tenait tant à ce que ce décret magique soit pris avant l'élection présidentielle, en dépit des vives critiques au Conseil National des Barreaux, "qui représente 54.000 avocats" comme l'explique Le Canard.
Que dit ce décret magique ? Il "dispense de la formation théorique et pratique ainsi que de la Certification d'Aptitude à la Profession d'Avocat (CAPA) les personnes ayant exercé des responsabilités publiques les faisant directement participer à l'élaboration de la loi (...) pendant huit ans". Comme Fillon a été élu député pour la première fois en 1981, il pourra donc devenir automatiquement avocat s'il le désire. Et comme le décret concerne toute personne ayant exercé des responsabilités publiques plus de huit ans, la quasi-totalité des ministres du gouvernement Fillon pourra endosser la robe s'il elle le souhaite. Un beau cadeau de départ.

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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 15:27

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Samedi 22
tlemcen cimTrès bien dormi, toujours dans des lits à une place, c'est ridicule ! Nous partons à pied ce matin, toute la caravane. Nous visitons tout d'abord un cimetière arabe. Il est très grand, mais n'a rien d'impressionnant. L'herbe couvre les tombes qui sont étroites avec simplement à chaque bout un bloc de pierre taillé d'une façon gracieuse. Ces tombes me font penser au petit banc de Janine qui a comme deux anses pour le transporter. Sur certaines, la partie comprise entre le pied et la tête est de mosaïque. Les vendredis, l'accès du cimetière est interdit aux boum mos1étrangers, car les femmes indigènes viennent prier sur les tombes ou plutôt causer aux morts. Nous allons ensuite à Bou-Médine, situé à 2 km environ de la ville. Nous visitons la mosquée qui est très belle, la plus jolie que j'aie vue encore. D'abord, une vaste coupole richement décorée, puis la mosquée. Les portes d'entrée sont de bois recouvert de bronze ciselé. Elles sont splendides et monumentales. De superbes mosaïques de tons impossibles à définir forment une sorte de galerie. Une cour avec, au milieu, la vasque d'onyx contenant l'eau qui sert aux ablutions. le soleil se joue dans toutes ces faïences et c'est très beau. Minaret superbe, lui aussi. La médersa (ou université musulmane) est contigüe à la mosquée. Nous voyons le professeur qui enseigne les versets du Coran. Et, pour finir, celui qui nous accompagne dans notre visite nous propose, les femmes seulement, de voir sa maison ! Nous voyons donc sa femme, la figure découverte, et la maison qui semble bien propre. Installation rudimentaire : un matelas par terre pour dormir, un coffre de bois enluminé servant d'armoire, et c'est tout. L'après-midi, nous allons avec le car jusqu'aux cascades qui sont, ma foi, comme toutes les cascades. Tour en ville au quartier indigène. Nous achetons des tapis. On travaille le cuir ici. On voit des babouches en masse. Des belles, toutes brodées de fils d'argent qui sont vraiment superbes. Elles sont pour les Arabes riches, les caïds.
Dimanche 23
tlemcen mosquée1Nous visitons ce matin la grande mosquée de Tlemcen. Elle est très belle aussi. J'aime, dans ces mosquées, les tapis aux couleurs chatoyantes. Ils donnent de la couleur et de la vie. Au centre, un vaste luminaire dans lequel on met 365 bougies qu'on allume les soirs de Ramadan. La cour est pavée d'onyx, fermée elle aussi car nous n'avons pas le droit de défaire nos babouches pour nous y promener. Une vasque, également au centre. Un Arabe y fait ses ablutions. Le minaret n'a de nouveau pas ma visite. Il y a une très belle vue, paraît-il. Le muezzin, aimable, nous explique tout ce qu'on veut. Ensuite, visite du musée, qui est une ancienne mosquée aussi. Il est assez curieux. On y voit des colonnes d'onyx, des stèles funéraires romaines, une cuve à ablutions, d'onyx également. Des boiseries du XIème siècle, des mosaïques de faïence, des plâtres mansourasculptés.Il fait très chaud et nous galopons au diable pour voir le bois sacré. On n'y voit rien du reste que de gros arbres, dépourvus de feuilles encore. Tout près, un marabout.
L'après-midi, nous allons à Mansoura. Il ne reste qu'une partie des remparts qui sont d'une couleur admirable. On les croirait faits de sable jaune et ils ont grand air dans la verdure et par ce soleil éclatant. Il reste aussi le minaret de la mosquée, très beau ainsi en ruines. Nous flânons ensuite en ville et faisons des achats. C'est dimanche et nous faisons des achats. Il est vrai qu'hier il y en avait autant, car il y a beaucoup de Juifs ici. Les juives étaient très belles en grande toilette. Robe de velours ou de satin damassé avec, par-dessus, un grand châle des Indes allant jusque par terre. Sur la tête, une écharpe noire roulée dont les pans garnis de franges et brodés tombent sur le côté. Je m'habille pour dîner, j'ai horreur de cela.

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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 14:31

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Lady Yoda me disait pas plus tard que tout à l'heure au téléphone que j'allais m'ennuyer le lundi. Mesurant immédiatement le vide que le presque ex-président allait laisser dans ma vie et dans celle de "Gloire, Amour et Camembert", un vertige m'a saisie... Mais, pour l'avoir eu à l'oeil pendant cinq ans, je connais les ressources de Nicolas Sarkozy et il ne m'a pas fallu longtemps pour me souvenir qu'elles sont inépuisables. Alors, pour le moment et comme promis, le chapitre est clos. Par contre, si vous vous donnez la peine de lire cet article d'adieu, vous constaterez que ce n'est probablement qu'un au revoir...

sarkod Bénéficiant du statut pénal particulier accordé au chef de l'Etat (article 67 de la Constitution), Nicolas Sarkozy a été protégé pendant cinq ans par l'immunité présidentielle. Mais, à partir du 16 juin prochain, soit un mois après la fin de son mandat, il va redevenir un justiciable comme les autres et là, il risque de connaître quelques problèmes. 
Par exemple, les plaintes qui avaient  été déposées contre lui et mises entre parenthèses depuis 2007 vont refaire surface. Les avocats d'Yvan Colonna, que Nicolas Sarkozy avait qualifié "d'assassin du préfet Erignac" alors que sa condamnation n'est pas définitive à ce jour, ne vont pas manquer de revenir à la charge.
Mais ce n'est que du pipi de chat par rapport aux affaires politico-financières qui ne vont pas manquer de remonter à la surface. Le dossier le plus immédiatement menaçant pour lui est sans conteste l'affaire Bettencourt. Souvenez-vous: l'enquête, qui visait au départ des faits d'abus de faiblesse sur la milliardaire, a rapidement pris un tournant politique avec les accusations de Claire Thibout. L'ex-comptable a affirmé aux juges que Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, lui avait demandé de retirer 150.000 euros en liquide à destination de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. Des accusations confirmées par d'autres témoignages, recoupées par les agendas des protagonistes, et mentionnant de très importants retraits en liquide sur les comptes en Suisse de la milliardaire. Patrice de Maistre et Eric Woerth, trésorier de la campagne de 2007 de l'ex-président, sont déjà mis en examen, mais il ne fait guère de doute que c'est l'ex-président qui est visé à travers eux et que la justice lui demandera des comptes. Le juge a déjà annoncé que les "visites du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy au domicile des Bettencourt pendant la campagne électorale de 2007" rendaient "des investigations nécessaires" et saisi ses comptes de campagne. Une convocation en vue d'une éventuelle mise en examen paraît inévitable.
Autre source potentielle gênante de la campagne 2007, Muhammar Kadhafi. En mars 2011, au début de l'intervention occidentale en Libye, le fils de celui-ci, Saif al Islam, a déclaré : "C’est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler. La première chose que l’on demande à ce clown, c’est de rendre l’argent au peuple libyen. […] Nous avons tous les détails, les comptes bancaires, les documents et les opérations de transfert. Nous révélerons tout prochainement". Mediapart a pris le relais, d'abord en publiant le témoignage d'un ex-proche de l'intermédiaire Ziad Takieddine affirmant que celui-ci avait mis en place les "modalités de financement" de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy par le colonel Kadhafi, puis en dévoilant un document censé prouver que Kadhafi avait donné son accord pour financer la campagne à hauteur de 50 millions d'euros. Cependant, l'authenticité de la note fait débat et la justice enquête simplement sur cet aspect du dossier, du moins pour le moment.
Troisième dossier politique embarrassant, l'affaire Karachi. Elle concerne cette fois la campagne d'Edouard Balladur en 1995. La justice s'interroge sur la provenance de dix millions de francs versés en espèces sur le compte de campagne du candidat malheureux à la présidentielle. L'ancien premier ministre les a justifiés par la vente de tee-shirts et gadgets à son effigie. Les juges soupçonnent plutôt un financement illicite par le biais des rétrocommissions liées à des contrats d'armements avec le Pakistan et l'Arabie Saoudite. Le nom de Nicolas Sarkozy apparaît dans le dossier à deux titres : en tant que ministre du Budget du gouvernement Balladur et en tant que porte-parole et tête pensante de la campagne du candidat en 1995. C'est lui qui a approuvé le volet financement des contrats et qui a notamment validé la création des sociétés par lesquelles auraient transité les commissions. Plusieurs de ses proches ont été mis en examen dans le dossier : Thierry Gaubert, Nicolas Bazire et (encore lui) Ziad Takieddine. Une audition de Nicolas Sarkozy par les juges dans ce dossier paraît une suite probable.

Reste que je reconnais que, pour la première fois de son quinquennat, je l'ai trouvé présidentiel. Dommage que çe n'ait été qu'hier soir lorsqu'il a prononcé son discours d'adieu.

P.S. spécial Kitty sur les diplômes de Nicolas : il a obtenu une maîtrise de droit privé à Nanterre en 1978, puis, deux ans plus tard, un certificat d'aptitude professionnelle à la profession d'avocat (capacité en droit) avec une note de 10/20. En septembre 1979, il est entré à l'IEP de Paris (section Pol. Eco. Soc.) dont il est sorti en 1981 sans diplôme (selon Catherine Nay, cet échec est probablement dû à une note éliminatoire en anglais...).

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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 18:42

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